Thalweg
Crée par Samy Chiboub, Hocine Boukella et Manu Le Houezec, Thalweg est né du désir d'explorer les territoires communs de la musique celte et berbère. Porté par Samy Chiboub, le batteur, ce projet a vu le jour en janvier 2000 en prenant corps au sein de l'Association l'Usine.
Fusion de musiciens "résidents" qui se sont peu à peu investis dans l'aventure, Thalweg incarne désormais des sonorités venues de la musique du Maghreb, de la musique traditionnelle et du jazz. Samy, l'initiateur, batteur à l'énergie et au talent incontesté de la musique maghrébine actuelle, a démarré l'aventure en souhaitant fusionner les musiques berbères avec celles de la Galice, de l'Irlande et de la Bretagne.
"C'est de là qu'est né le berbero-celtic, de cette envie musicale et humaine de fusion". Cette envie, partagée par le chanteur Hocine Boukella, alias Cheikh Sidi Bémol, alias Elho, de son nom de dessinateur de presse, est " une envie de créer un répertoire berbero-celte" qui doit résonner aussi sur une exigence : "celle de dénoncer dans nos textes ce qui se passe aujourd'hui en Algérie, et en Kabylie".
Manu Le Houezec, flûtiste, sonneur de bombarde et saxophoniste raconte qu'aux Nuits Celtiques au Stade de France " un couple dont la femme était berbère et le mari breton se disputait sur l'appartenance musicale de Thalweg " ni l'un ni l'autre, c'est thalweg" leur a-t-il répondu. Cet ex de Urban Sax et de Pigalle a été contacté par Samy pour fonder le groupe. "Ce que j'aime dans Thalweg c'est cette transposition de mélodies celtiques sur des rythmes qui ne le sont pas, sur des rythmes du Maghreb".
C'est ainsi que Mustapha Mataoui, claviériste de Cheb Mami, Kada Cherif Hadria ou encore Tan Lejos , après avoir écouté le disque, a tout de suite été séduit par cette nouvelle sonorité avec ce mélange intelligent de rythmiques maghrébines et de la mixture de mélodies celtes et berbères. "Lors d'un festival près de Guingamp, j'ai vu des bretons se mettre à danser la gavotte pendant notre concert", cet enthousiasme du public, c'est ce qui plaît à Kamel Tenfiche, membre de l'Orchestre National de Barbès, le percussionniste du groupe. |